© photo : L.Vallade pour ubacto - Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio, cinéastes finlandais
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Vendredi 29 juin : Ségolène Royal à La Rochelle pour l'ouverture 35e Festival international du film !Les festivaliers avertis sont arrivés dès 17h30 pour assister à la projection inaugurale. Sage précaution, la grande salle a très vite affiché complet. Affluence des grands soirs selon les habitués. Les organisateurs ont d'ailleurs improvisé une séance de consolation dans la salle bleue pour les très nombreux spectateurs qui n'ont pas pu voir dans la grande salle "4 mois, 3 semaines et 2 jours". Le film roumain de Cristian Mungiu, Palme d?Or du Festival de Cannes cette année, parle de la condition féminine, d'avortement et d'amitié en 1987 dans la Roumanie d'avant la chute du communisme.
Très remarquée, lors de cette séance, la présence de Ségolène Royal en tailleur blanc. La présidente de la Région Poitou-Charentes a rappelé dans son discours l'engagement et le soutien du Conseil régional au pôle audiovisuel et la création récente de Poitou-Charentes Cinéma. Ségolène Royal a aussi annoncé que la subvention au Festival du film de La Rochelle serait doublée pour l'édition 2008. Rebondissant sur l'actualité, elle a par ailleurs évoqué l'idée de produire dans la région un nouvel "Arrêt sur images", l'émission de décryptage de la télé de Daniel Schneidermann n'étant pas reconduite à la rentrée prochaine. Elle n'a pas non plus manqué de rappeler la mobilisation des intermittents du spectacle.
Parmi les personnalités présentes, Thierry Frémaux, délégué en charge de la sélection du Festival de Cannes et directeur de l'Institut Lumière a pris la parole pour parler du film d'ouverture. Présentes également les cinéastes iraniennes installées à Paris ; leurs consoeurs qui vivent et travaillent en Iran seront à La Rochelle pour présenter leurs films et rencontrer le public en fin de semaine. Les Finlandais Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio auxquels un hommage est consacré ont aussi participé à la cérémonie inaugurale.
Samedi 30 juin : rencontre avec le peuple des Nenets et ciné-concert en relief Affluence de la soirée inaugurale confirmée pour ce premier week-end du Festival du Film de La Rochelle. Le parcours du festivalier doit être précis, presque chronométré pour accéder aux salles, très rapidement combles.
Rendez-vous en début d'après-midi avec
les Finlandais, Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio qui présentent "Les Sept chants de la toundra" au Dragon. Ce film sur la "russification" sous le régime soviétique des Nenets, un peuple d'éleveurs nomades qui vit dans le nord de la Sibérie. Échange grâce à l'interprète : le film est basé sur l'histoire de la réalisatrice, les sept épisodes décryptent à la fois les traditions des Nenets et la perte de leur identité. Ce film est le premier tourné en langue Nenet et Anastasia la première femme journaliste de son peuple.
Anastasia et Markku seront aussi à la salle des rencontres mardi 3 juillet à 16h15. Programme et horaires de l'hommage aux cinéastes finlandais sur le site du festival du film.Dans la soirée, pas question de passer à côté de
"Retour de flammes" dans la grande salle de La Coursive. Ce programme de courts-métrages présente chaque année une sélection de films anciens et rares du début du 20e siècle jusqu'à nos jours. Cette séance ciné-concert accompagnée au piano et commentée en direct par Serge Bromberg, talentueux "show man" cinéphile est toujours un des temps forts du festival rochelais. Très grand spectacle cette année à l'écran et dans la salle ! Pour ce "Retour de flammes" exceptionnel, les spectateurs ont tous été photographiés avec les lunettes spécialement distribuées pour explorer l'histoire du cinéma en relief !
Dimanche 1er juillet : le portrait de Pialat, guitare et Buffet froid, Dominique Sanda dans le Jardin de Fizzi Contini14h30 "Maurice Pialat, l'amour existe", ce documentaire fait l'autoportrait du cinéaste à partir de sa filmographie en décryptant la cohérence chronologique de son existence et de son oeuvre, presque mot pour mot. Il fait aussi le lien entre le cinéaste et l'artiste peintre que l'on découvre dans le cadre de l'exposition de ses oeuvres peintes et dessinées présentées à La Coursive pendant toute la durée du festival. Ce film est aussi projeté mardi au Carré Amelot à 17h15 et vendredi à 14h30 à la salle bleue.
17h30 : séance unique autour de la
projection en ciné-concert de "Buffet froid" de Bertrand Blier. Les riffs de guitare électrique plaqués avec en live par Olivier Mellano renforcent les effets cinématographiques. Les accords soulignent le noir angoissant du chef d'oeuvre de Blier, flirtent avec la mélancolie et plongent le spectateur dans l'abîme de l'absurde.
20h15 : plus un fauteuil de libre dans la grande salle de La Coursive pour l'unique projection de la nouvelle copie du film-culte du cinéma italien,
Le jardin des Fizzi Contini. Le travail de restauration a été réalisé en Italie par les studios StudioCiné et Diadema en Italie selon un processus artisanal et manuel d'après les négatifs originaux et dans le strict respect de la version originale de l'auteur sous le contrôle de Vittorio de Sica. La nouvelle copie sort en salle le 18 juillet, une excellente occasion pour découvrir ou revoir sur grand écran l'histoire de cet été 1938 dans les jardins de l'aristocratie juive italienne.
Séquence émotion puisque c'est Dominique Sanda, interprète du rôle féminin principal du film qu'elle a tourné en 1970 qui a présenté la projection. Juste avant le film a été diffusé le spot de sensibilisation en faveur des enfants sans papiers réalisé par un collectif des cinéastes en partenariat avec le Réseau éducation sans frontières.
À voir aussi, mardi 3 juillet à 20h15 dans la même salle, la soirée consacrée à l'histoire de l'orchestre de la Piazza Vittorio qui sera suivi d'un concert. En savoir plus en cliquant ici.